Positionnement
La RIPCO s’est donnée pour vocation de devenir un support de publications de référence entièrement dédié à la recherche en comportement organisationnel (OB). Ainsi, l’objectif de la revue est-il de décrire, comprendre, expliquer et prédire les attitudes et les comportements individuels et collectifs au travail. Il y est alors question d’apprentissage, d’attentes, de changement, de confiance, de conflit social, de contrat psychologique, de culture, de décision, de diversité, d’émotion, d’identité, d’interaction sociale, d’image, d’implication, de jugement, de justice organisationnelle, de leadership, de motivation, de perception, de personnalité, de pouvoir, de qualité de vie au travail, de satisfaction, de socialisation, etc. Les articles publiés dans la revue ont l’ambition de devenir un support de réflexion pour les chercheurs mais aussi d’éclairer les pratiques des consultants et des managers du secteur privé comme du secteur public.
Par comportement organisationnel, la nouvelle ligne éditoriale de la revue depuis 2005 fait référence à la contribution des comportements, attitudes et des phénomènes sociaux collectifs au bon fonctionnement et aux performances des organisations. En d’autres termes, la revue a l’ambition d’améliorer la compréhension et l’explication des comportements des individus et des équipes de travail. Le domaine du comportement organisationnel est interdisciplinaire car il s’appuie sur une grande variété de travaux issus de la psychologie (en particulier de la psychologie sociale), de l’ethnologie, de la sociologie, de l’anthropologie, de la philosophie, des sciences politiques, des sciences économiques, des technologies de l’information, des théories de la décision, etc. En mobilisant ces différents champs disciplinaires, ce domaine de recherche enrichit notre connaissance des phénomènes organisationnels sans pour autant remettre totalement en question les travaux fondateurs de la psychologie et de la sociologie industrielles. La RIPCO se veut donc une revue interdisciplinaire dont l’objectif est de publier des travaux théoriques ou empiriques au sujet de tous les types d’organisations (publique, privée ou ONG), quelle que soit la méthodologie utilisée et les contextes au sein desquels ces recherches sont effectuées.
En ce sens, la RIPCO publie des résultats de recherches académiques faisant appel aux sciences de gestion et aux sciences humaines de façon générale, pourvu qu’elles apportent un éclairage inédit et fondé sur les comportements organisationnels. Elle n’exclut aucun domaine des sciences de gestion, ni aucun processus du management, qu’il s’agisse de stratégie, de contrôle de gestion, de gestion des ressources humaines, d’entrepreneuriat, de marketing, de système d’information et même de qualité ou de logistique. Toutes les analyses sont les bienvenues : revue de littérature narrative traditionnelle, systématique, méta-analytique ou scientométrique ayant vocation à synthétiser la connaissance scientifique disponible sur un sujet ; analyses conceptuelles visant à proposer de nouveaux cadres théoriques ; analyses empiriques menées par questionnaire ou études de cas (observation d’un seul individu, d’une équipe et d’une ou plusieurs organisations) permettant de tester des relations entre plusieurs phénomènes organisationnels ; et enfin études expérimentales ou quasi-expérimentales à partir desquelles le chercheur traite intentionnellement un phénomène pour en observer les conséquences (situation artificielle) ou études expérimentales dans laquelle l’assignation du traitement est provoquée par des causes naturelles (situation réelle).
La RIPCO accepte le débat et favorise la controverse sous forme d’articles ne prenant pas la forme d’un papier de recherche partant de l’idée que ce type de contributions est aussi nécessaire à la progression des connaissances. Ces articles sont examinés selon une procédure spéciale distincte de l’évaluation prévue pour les articles académiques classiques et sont publiés sous la rubrique « Points de vue ». La revue publie également des recensions d’ouvrages ou d’articles importants en matière de comportement organisationnel.
Les niveaux d'analyse
Niveau individuel (micro) : La RIPCO publie des recherches qui portent sur les processus psychologiques responsables d’aspects clés du comportement des individus. Ces processus contribuent, d’une façon ou d’une autre, à la vie et à la performance organisationnelle.
Les caractéristiques et les processus individuels qui sont le plus souvent abordés par les revues académiques en comportement organisationnel (liste non exhaustive) sont : l’apprentissage (ex. : approches, socialisation, rétroaction, organisation apprenante, modification du comportement, ... ), la personnalité (ex. : types et traits, …), les émotions, le stress (ex. : gestion des angoisses), les méthodes de sélection, la communication (communication interpersonnelle et verbale, désirabilité sociale, communication organisationnelle, …), les perceptions (ex. : sélectivité, sexe, apparence, attractivité et discrimination, … ), les croyances, les attitudes, les valeurs, la satisfaction, l’engagement, la motivation, les comportements professionnels, le jugement, l’intelligence émotionnelle et sociale, la confiance, la justice organisationnelle, les échanges sociaux, le bien-être, etc.
Niveau du groupe (méso) : la constitution des groupes (ex. : taille, type des tâches, niveau de formalisation, diversité, théories, développement des équipes, équipes virtuelles, …), leur composition, leur structure (ex. : hiérarchie, statut), leurs processus (ex. : développement, leadership, prise de décision, coopération, gestion des conflits, gestion des crises), le pouvoir, l’influence du groupe et du politique, le travail en équipe, les objectifs, la créativité, la réflexivité, la cohésion, l’adaptation, les interactions, la négociation, la performance, la recherche de sens, l’environnement, le contexte. À ce niveau, la RIPCO accorde une place particulière aux relations entre deux personnes (niveau dyadique – ex. : les couples supérieur-subordonné, mentor-mentee, collègue-collègue, client-fournisseur, évaluateur-évalué, …). Les recherches publiées par la RIPCO sur le comportement interactif des dyades portent notamment sur les liens vs. les ruptures, par exemple entre deux associés créateurs d’entreprise, entre supérieur et subordonné, ou sur la relation en entretien, les relations collaboratives, etc. Plus concrètement, RIPCO encourage des recherches dédiées aux relations interpersonnelles, aux phénomènes d’attraction vs. répulsion interpersonnelles, aux phénomènes de punition vs. récompense, d’aide vs. rejet, et de leur interaction avec le travail, le mentoring, le coaching, la confiance, la justice, les échanges sociaux, les réseaux, etc.
Niveau organisationnel (macro) : la RIPCO encourage également des recherches qui concernent l’organisation quelle que soit sa taille et son objectif (ex. : entreprise multinationale, entreprise individuelle, hôpital, association, équipe sportive, orchestre, etc.) portant sur sa structure, ses processus et ses pratiques. La liste suivante (non exhaustive) donne quelques exemples d’études relatives aux objectifs, à la structure et au design des organisations : conception organisationnelle, work design, métiers, structures organisationnelles, rôles, relations fonctionnelles, spécialisations horizontale et verticale, développement organisationnel, changement organisationnel, croissance et déclin, succès et échec, culture et climat organisationnels, gestion des ressources humaines, conception du travail, communication, collaboration, créativité, socialisation, rétroaction, récompenses, consultations et interventions, leadership, établissement d’objectifs, prise de décision, gestion des conflits, gouvernance, pouvoir, autorité, obéissance, politiques, efficacité et performance.
Les trois niveaux d’analyse présentés ci-dessus ne sont pas exclusifs les uns des autres. Ils se combinent et se renforcent mutuellement. Par ailleurs, l’environnement social et culturel au sein duquel évoluent les acteurs de l’organisation, influence leurs comportements. Il ressort de ces interactions différentes des thématiques communes aux différents niveaux d’analyse (ex. : structures, processus, pouvoir, conflits, prise de décision, performance, satisfaction au travail, roulement du personnel et absentéisme, diversité, carrières et développement de carrière, égalité des chances, équilibre travail-vie personnelle, identification, culture et climat organisationnels, processus inter organisationnels, questions nationales et bien d’autres). Il est également important de prendre en compte les éléments liés au contexte organisationnel comme l’environnement (ex. : globalisation, diversité, éthique, responsabilité sociale des organisations…) et la technologie (ex. : management des systèmes d’informations, analyse et conception de systèmes sociotechniques, lean and team management, télétravail, centres d’appel, surveillance des employés…). |